Lexique - Réprimer le front intérieur

Francs-tireurs et Partisans

L’action des francs-tireurs, en France occupée notamment, et la « guerre de partisans », en URSS, est un mode de combat employé par des troupes irrégulières, des civils en rébellion et des agents entraînés pour combattre l’ennemi à l’arrière du front, en territoires occupés, l’atteindre et saper son moral.

 

Service du Travail Obligatoire (STO)

Crée par le gouvernement de Vichy pour répondre aux exigences allemandes de main d’oeuvre, le STO est un prolongement de la politique vichyste de la « Relève » mise en place début 1942. La loi du 16 février 1943 modifie le recrutement du STO qui concerne désormais tous les jeunes nés entre 1920 et 1922. Très impopulaire, le STO provoque une hostilité croissante de l’opinion à l’égard de la politique de collaboration et entraîne une partie des réfractaires à s’engager dans la Résistance, en particulier au sein des maquis.

 

Maquis des Glières

Le 26 mars 1944, trois bataillons de la 157e division de la Wehrmacht prennent d’assaut le plateau des Glières, en Haute-Savoie, où se trouve depuis deux mois un groupe de 450 résistants. Cette bataille met fin au premier « maquis » de la Résistance.

 

Maquis du Vercors

Le maquis du Vercors occupe une place à part dans la mémoire nationale par son ampleur, sa géographie, son histoire. Le contexte du débarquement et la formation d’une République du Vercors qui fonctionne de manière autonome mais éphémère amènent des ralliements au maquis portant les effectifs à plus de 4 000 hommes. L’assaut est mené entre le 21 et le 23 juillet 1944 par les troupes allemandes et conduit à la destruction du maquis.

 

NN

Le décret « NN » signé en décembre 1941, qui prendra ensuite le nom de « Nacht und Nebel », ordonne dans les territoires occupés de l’Ouest la déportation rapide et secrète de résistants et d’opposants. Ces disparitions orchestrées doivent accentuer l’effet de terreur de la répression.

Lexique - La « Solution finale » objectif de guerre

Adolf Eichmann (1906-1962)

Chef du département « Affaires juives » de l’Office central de la sécurité du Reich (RSHA). Le 20 janvier 1942, en participant à la conférence de Wannsee comme rapporteur, il consolide sa position de « spécialiste des affaires juives ». En avril 1944 il se déplace en personne à Budapest, pour mettre en application la déportation et le meurtre de 430 000 Juifs hongrois à Auschwitz-Birkenau. Début mai 1945, Eichmann prend une fausse identité et réussit à fuir en Italie puis rejoint l’Argentine. En mai 1960, il est repéré par les services secrets israéliens. Enlevé, il est jugé à Jérusalem en décembre 1961, condamné à mort et exécuté le 31 mai 1962.

 

Aloïs Brunner (1912-2001)

Militant nazi à 19 ans, il entre dans la SS et devient membre du département des « Affaires juives » en 1938. Il devient rapidement l’un des principaux lieutenants d’Adolf Eichmann. En poste successivement en Autriche, puis en Allemagne, il est ensuite envoyé en Grèce, où au printemps 1943 il organise la déportation des Juifs de Salonique.

En juin de la même année, Eichmann l’envoie en France afin de réorganiser la déportation des Juifs de France. Il prend le contrôle du camp de Drancy, qui devient sa base d’opération et traque les Juifs à travers le pays. Après avoir quitté la France en août 1944, il est dépêché en Slovaquie, où il traque les Juifs de Bratislava et organise leur déportation. On estime qu’il est directement responsable de la mort de 128 500 personnes.

 

Werner Knabb (1908-1945)

Il rejoint le parti nazi et devient membre de la SS en 1934 alors qu’il achève ses études de droit. Membre du RSHA, il est envoyé en poste en 1940 en Norvège, puis est nommé à la tête de l’Einsatzgruppe C en Ukraine, avant d’être nommé en juin 1943 à la tête de la police allemande de Lyon. Sous son autorité, exécutions sommaires de résistants et de Juifs se multiplient tout au long de l’année 1944. Il dirige également l’écrasement du maquis du Vercors à l’été 1944. Après l’évacuation de Lyon, il continue ses activités en Allemagne, où il est tué.

Lexique - Les dernières batailles

Opération Vistule-Oder

Nom donné à une offensive de l’Armée rouge, déclenchée le 12 janvier 1945, qui mobilise 2,2 millions de soldats, 6 460 véhicules blindés et canons automoteurs, 32 000 pièces d’artillerie et 4 772 avions. En face, la Wehrmacht ne peut opposer que 520 000 combattants, entre 800 et 1 000 véhicules blindés, 3 000 canons et pièces antichars.v

Lexique - Yalta, la conférence des vainqueurs

Armée rouge

L’Armée rouge, formée en janvier 1918 par Léon Trotsky, désigne les troupes soviétiques qui participèrent à de nombreux conflits armés comme la guerre civile (1917-1922) ou la Seconde Guerre mondiale.

 

Comité de Lublin

Autre nom du Comité Polonais de Libération Nationale, il a été formé le 23 juillet 1944, et gouverne à partir du 1er août 1944, à Lublin. Largement dominé par les communistes, il fait office de gouvernement provisoire jusqu’au 31 décembre 1944.